Chers amis,

Roulements de tambours et retentissement des trompettes ! L'heure est à l'heur. Le message que je vous porte aujourd'hui est un message de joie. Cela fait maintenant plusieurs millénaires que je cours sans trouver grâce auprès d'esprits qui veulent me retenir auprès d'eux. Vaines sirènes ! Je me suis toujours sorti de ces mauvais pas. Tous ont voulu me réduire au contenu de mon message. Non, je ne suis pas venu comme le chantre d'une quelconque signification politique, sociologique, psychanalytique ou que sais-je ? Non, je ne suis pas là pour alimenter les conversations de salon de quelques érudits dans l'ennui. Non, vous ne pouvez pas faire de moi un messager sans voix.
Il est vrai, vous ne me voyez pas sous mon meilleur jour ; j'ai été progressivement dépecé de tous les habits d'apparat qui m'avaient rendu célèbre ; il ne me reste plus que l'indispensable : cette peau de léopard que je dois à mon maître Dionysos et qui demeure l'unique source de mon pouvoir. Mais, malgré les blessures infligées au cours des siècles, je ne suis toujours pas épuisé et pas près de l'être ; de l'illustre coureur de Marathon que j'ai vu naître et que j'ai vu mourir, je n'ai gardé que la détermination de mener à bien la tâche qui m'est dévolue : annoncer à haute voix à vos oreilles délicates la renaissance de l'excellence grecque.
Le rouleau que je tiens fermement serré dans ma main, je ne veux pas vous le présenter à lire. Pour qui me prenez-vous ? Je vais vous le chanter ; et même si ma voix se fait électronique vous devez l'entendre, énorme, rocailleuse, mugissante, vigoureuse !
Ecoutez, je vous prie, ce que l'amour de la littérature grecque peut encore susciter dans certains coeurs.
Dionysos - A Quand Agamemnon?


un édito enflammé de Guillaume Boussard : Pour en finir avec la compréhension

une traduction d'un poème d'Archiloque par Philippe Brunet : À Glaucos

Voici en prime une petite image de notre spectacle 1999 : Les amours de Catulle

Lecture de l'Iliade - Conseil aux aèdes

Esquisse pour le travail sur l'Antigone de Sophocle, par Ph. Brunet - Antigone -