Eric Pide, Variations Dionysiaques
sur le thème A quand Agamemnon ? de Philippe Brunet
(48 variations)
Visitez l'exposition : Variations I,II,III,IV,V




Connu (du petit nombre) seulement par ses écrits, Eric Pide a entrepris une oeuvre monumentale dans le domaine de l'Art du Tableau. Il aime à dire de lui-même : " comme Michel-Ange était aussi poète, je suis aussi celui qui crée des tableaux. " Avec ses Variations dionysiaques, Eric Pide fraie de nouveaux chemins dans les Arts que, de nos jours, on nomme " plastiques ". Sans être aucunement photographe, il utilise la photographie pour créer des tableaux d'un genre pour lequel il n'existe pas encore de nom et qui, fondamentalement, par ses procédés et par son esprit, s'oppose à la photographie pratiquée jusqu'à aujourd'hui. En paraphrasant son maître et unique ancêtre, Eric Pide dit : " s'il est vrai que c'est la photographie qui a tué la peinture, alors c'est à elle de réparer sa faute. " En suivant les diverses voies possibles dans ce nouveau domaine, Eric Pide donne avec ses Variations dionysiaques le premier exemple d'une de ces voies. Mais au commencement était l'événement : les Variations dionysiaques s'inspirent du spectacle joué le 16 mai 1997, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne par la troupe du théâtre Démodocos dont Philippe Brunet est le metteur en scène. C'était la tragédie A quand Agamemnon ? en grec ancien et en français créée en hommage à Eschyle. A QUAND AGAMEMNON ? comportait l'ode L'EMPEREUR tirée du livre d'Eric Pide :

1er LIVRE DU ROI DU DIAMANT
Spectacle
Les Grands-parents ou le Théâtre à l'envers
(1972) (Exemplaire de la Dartmouth College Library,
Special Collections : Rare Books. www.dartmouth.edu)

Eric Pide ainsi que l'un des personnages de son livre, l'enfant Patrice, ont été des personnages d'A QUAND AGAMEMNON ? (joués respectivement par Yann Migoubert et Léonard Chemineau), spectacle dans lequel l'enfant récitait l'ode L'EMPEREUR. Chacune des Variations est un polyptyque qui utilise des photographies prises sur le vif par Li Wen Ts'ien lors du spectacle. Le site présente les cinq premières de ces Variations ainsi que les lieux à Paris qui les exposent en permanence. Les 43 suivantes seront introduites progressivement selon leur ordre. Les images de ces lieux ainsi que celle de la page de titre sont l'oeuvre d'Eric Pide. Elles donnent la version réduite et simplifiée de cinq Retables de Dionysos créés par Eric Pide et qui sont l'expression de sa certitude fondamentale : " Dionysos vaincra, à jamais ! à jamais ! "




    [Eric Pide a écrit ce texte quelques semaines avant sa mort, laquelle a interrompu tragiquement l'oeuvre en cours, la limitant à cette première série de cinq polyptyques. Les photographies préparatoires aux Retables de Dionysos furent l'occasion de joies profondes pour les comédiens qui y participèrent, et de débauches d'énergie intenses, assorties d'impatience, de désespoir et du jeûne le plus rigoureux, pour Eric Pide : hors des compositions dans lesquelles elles devaient s'insérer, même riches, intéressantes et prometteuses, elles ne sont plus que de simples esquisses. Retables de Dionysos ne verront jamais le jour. Rien n'est plus navrant que cette rupture du projet annoncé, due à une mort inattendue, non prévue par un homme qui avait élaboré par avance un autre plan pour sa disparition. Il reste l'enthousiasme, puisé à la meilleure source, quelques preuves, considérable don, et l'exemple, unique en ce siècle, du dévouement total d'un auteur à son livre.
    Ph. B.]






Les lieux où l'on peut voir les polyptyques sont :

La Brasserie Balzar, 49 rue des Ecoles, 75005 Paris (Variation I) Le Café des Beaux-Arts, 7 quai Malaquais, 75006 Paris (Variations I et II) Le Café Bar familial Aux Feuillantines, 3 rue des Feuillantines 75005 Paris (Variations I, II, IV, V)Le Pub Gay-Lussac, rue Gay-Lussac (Variation I) L'Amalthée, 5 rue Rameau, 75002 Paris (Variations I et III)

Des institutions : le Rectorat de Paris, la présidence et l'Institut de Grec de l'Université Paris IV-Sorbonne, l'Ecole Normale Supérieure, l'Université François Rabelais de Tours, le Comité du film ethnographique du Musée de l'Homme sont également détenteurs de la Variation I.