THEATRE DEMODOCOS

Année 2007

ANTIGONE de Sophocle

Traduction et mise en scène: Philippe Brunet
Musique: François Cam
Masques & décors: Yves Leblanc
création Avignon 2006 ; reprise Avignon 2007, reprise Sorbonne oct 2007

avec François CAM, Laureline COLLAVIZZA, Albin LELONG, Estelle MEYER (Philippe BRUNET en alternance) et Yann MIGOUBERT

En français rythmé et en grec ancien, avec chants, masques, satyres et sphinx

Dans une esthétique de l'Antique reconstituée pour aujourd'hui, le comédien-officiant part à la recherche du personnage. La parole devient drame ; le livre de mémoire devient théâtre dionysiaque. Enoncé comme une didascalie, le vers rythmé français conduit à la naissance du personnage ; l'officiant met son masque sur la scène pour devenir personnage. Pour quitter une scène, il ôte son masque et redevient officiant-choreute.
Le corps de l'acteur passe ainsi par diverses métamorphoses : officiant contemporain procédant à un rituel, animal symbolique du territoire mythologique thébain (sphinx), garde retrouvant le corps du satyre, père et fils cherchant dans le serpent la trace de leur lointaine ascendance (le dragon tué par Cadmos), citoyen obséquieux ou révolté, etc.
Les chants sont reconstitués du système de l'harmonie antique. Le choeur vit l'évolution du drame dans une symbiose avec le cosmos : magnétisme apollinien, suivi bientôt d'empathie dionysiaque.

Argument et symbolique de la pièce

Les deux fils d'Oedipe se sont entretués pour le trône de Thèbes. Leur soeur, Antigone, bravant l'interdit promulgué par le roi Créon, s'apprête à accomplir les rites funéraires. Antigone joue sur la verticalité statuesque son rapport au divin ; Ismène joue dans l'effusion sentimentale sa sensibilité à l'Autre, son ouverture à la vie ; Créon domine et dévore l'espace ; Hémon, avec tact, propose à son père une autre manière d'envisager l'espace, mais il doit renoncer et s'exclure de lui-même.

Historique, presse

Philippe Brunet a créé ce théâtre en 1995. Il a créé sa première mise en scène, A quand Agamemnon ? en 1997. Il a mis en scène les Perses, les Grenouilles et fait plusieurs adaptations scéniques de l'Odyssée. Avec l'Iliade, qu'il a traduite intégralement en hexamètres, il propose de revenir à la source de la parole aédique. Après "l'Iliade, vingt ans de boulot d'un fou de Grèce antique et de scansion- une fascinante traduction..., un souffle trop longtemps perdu" (Télérama), Philippe Brunet récidive avec le chef-d'oeuvre de Sophocle, en retrouvant le rythme et la force de la parole. Laboratoire de théâtre antique, l'art s'y nourrit de la philologie. Philippe Brunet est aussi Professeur de philologie à l'Université de Rouen.

"Depuis douze ans, le théâtre Démodocos, avec audace, nous fait entendre la musique de ces langues anciennes fortes et puissantes qui nous sont déjà familières." (Dauphiné Vaucluse)

"Le public s'est mis debout pour applaudir les acteurs" (Ouest-France).

"C'est beau comme l'antique, c'est pur et dépouillé comme un fût de colonne, c'est violent comme la passion, c'est cruel comme le destin. Paroles et chants se font écho, dans une alternance de français rythmé et de grec proclamé comme une incantation charnelle. Les corps sont frémissants de retenue, et la douleur, même sauvage, est toujours d'une pudeur pleine de noblesse. Et le spectacle fait légitimement salle comble (réserver !)." (Dauphiné Vaucluse)

"Le travail proposé par la compagnie Démodocos possède des qualités inédites donnant à ce texte multiséculaire une résonance toute moderne. Nul ne pourra asséner au sortir du spectale le sempiternel hermétisme des Grecs ni regretter le lyrisme soi-disant inaccessible au spectateur contemporain. Les efforts fournis par les acteurs et la mise en scène, conjugués à une esthétique surprenante, donnent à l'audience toutes les clés pour accéder au sublime de la tragédie." (La Provence)

"La compagnie Démodocos exhume le rituel de la représentation théâtrale antique. Une atmosphère d'un autre âge envoûte le spectateur dès son entrée en salle... Emportés dans une sorte de communion avec l'esprit atemporel de la tragédie qui renaît ici dans toute sa force primitive, nous sommes, dès les premiers mots, rivés à la danse inexorable qui mène ces personnages à leur destin. Le comédien, transfiguré par la puissance évocatrice du masque, renoue avec la figure atemporelle du personnage et délivre son " caractère "... Le travail sur les masques et les costumes d'Yves Leblanc est, à cet égard, remarquable... L'envoûtement vécu par le spectateur tient aussi à la beauté pénétrante de la traduction de Philippe Brunet qui n'abandonne pas pour autant la force incantatoire originelle du texte grec... Le grec est vraiment la langue de la tragédie, le souffle des Dieux n'est pas loin." (Rueduthéâtre.info)

Sorbonne 12/10/2007 Photos

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Mis à jour le 30/05/2007